Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 09:50

Tim Burton tente une fois de plus le grand écart de plaire au plus grand nombre en satisfaisant ses pulsions "bizarres".

 

La coutume veut qu'il reprenne un thème fort de la culture populaire : Charlie, Sweeney, Alice et cette fois ci Barnabas Collins. Le vampire atterrit dans les années 70, après deux cents ans d'enfermement dans le cercueil imposé par sa sorcière.

 

Du féminin : Michèle Pfeiffer en magistrale matriarche, Helena Bonham Carter en psychothérapeute alcoolique, Eva Green en sorcière mal-aimée, Bella Heathcote en âme sœur, Cloe Moretz en mutation larve-papillon. La part belle est faite à cette pléiade de femmes envoutantes et soignées quand en face Johhny Depp porte le lingam à la manière d'un haute forme. Quelques rôles masculins plus que secondaires ne viendront pas faire ombre au bien-aimé du réalisateur. Gulliver McGrath n'a pas encore mué, Jackie Earle Haley et Jonny Lee Miller sont un peu sous-employés bien que leurs rôles soit bien esquissés, et Alice Cooper est compté parmi les femmes à en croire l'immortel. En parlant d'Alice, il joue son concert comme lorqu'il avait vingt ans, l'anachronisme de la peau n'est pas si choquant! Plus généralement, la musique assure tant dans les tubes sixties, seventies que dans la création de la bande son en accord avec l'époque et le film de genre. Ne resterait que le passage de Barnabas en réflexion sur l'orgue que publicité serait faite efficacement.

 

Le décor est somptueux, la famille Adams n'a qu'a bien se tenir, c'est la maison qu'elle aurait si elle était adaptée aujourd'hui. Le domaine de Collinswood ressemble t'il à l'architecture intérieure du cerveau de Burton? Un hall gigantesque, des dédales, des passages secrets, une décoration luxuriante et gothique, vivement le Cluedo édition de luxe "Dark Shadows". Les effets spéciaux s'y marient bien, intégrés de mieux en mieux au réel... Comment ce film vieillira t'il? Les objets prennent vie, la porcelaine se brise, les fantômes jouent leur rôle suspendu, tout ça n'est qu'un vague souvenir déjà, mais j'y retournerai volontier.

 

 

Par OqoT.P. Coxypy - Publié dans : Articles
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:22

Le défilé de Cécile à l'atelier de l'artiste, Rennes, le 2 mai 2012, + de photos

 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 19:48

Music : "Chalkman" by Krabben in Lake
Video : Coxypy
Naxoprod - 2012

 

 

 

 


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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 18:24

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:52

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 15:05

 

Petite sélection éclectique des belles découvertes vidéos de ces derniers jours en Ille et Vilaine...

 

La série : Golden Ice Chronique de et avec Jirrystorm (en trois épisodes)

 

 

 

 

Le documentaire : La Fistinière, Caméra au poing

 


 

 

 

Le karaoké coréen trancripté en français : Guy


 

 

 

Le radio-crochet : Donna Dolores

 

 

 

 

Le dessin animé chanté : Pour l'amour d'un dauphin de Daphniele

 

 

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 21:46

L'art protéiforme : Que trouve t'on dans les galeries d'art du IIIe arrondissement de Paris ? En vrac : des lasagnes géantes à terre, des pizzas au mur, un parquet de bal avec de la terre au dessous aux murs complétement blanc, des espaces comme dans les films, des ceintures doubles boucles, des soldats palestiniens sur fond rose, des statues antiques photomontées en numérique, des photos mises en scène dans une fausse symétrie, et les gargouilles veilles.

 

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 08:34

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Le lendemain matin, insertion sur un des sièges pour 1,5 personnes, dans l'une des vieilles rames de métro, à coté d'un homme d'une vingtaine d'année, très musclé, jogging-bombers, crané rasé... il lit l’Apocalypse en latin.

 

La veille, "naz" à la Maison des Métallos.

Ricardo Montserrat a enquêté dans les groupes de jeunes d'extrême droite du nord, pour recueuillir leurs us et coutumes. Ces rencontres l'amènent à écrire "naz", mis en scène par Christophe Moyer, et interprété par Henri Botte.

Un décor déterminé sur des éléments clés : une TV, un Ghetto Blaster crachant des beats martelants, et du linge blanc jusqu'aux lacets symboles. Inspiré de dires et faits réels, le spectacle propose ce jeune - stéréotypé et pourtant dans sa problématique personnelle - c'est dans son histoire de vie, et celle de ces aïeux que l'on peut envisager la compréhension du phénomène*. Comment la pensée et l'action extrémistes se mettent-elles en place dans l'être? Du refus d'être victime. Et comment ne pas s'identifier au corps musclé de Henri Botte ? Athlète, dans le stade coté public pour frapper fort, encore, dès que possible. Tout en nerfs, le charismatique comédien joue une performance forte.

 

Le spectacle est suivi d'un débat avec le metteur en scène, le comédien et l'auteur. On apprend sur la construction du spectacle et réactions du public, l'apartheid dans certains établissements scolaires français, et la banalisation de la haine de l'autre : ça remue et ça joue encore.

 

* Le phénomène de l'extrémisme est  d'actualité, mais à remarquer : 18%, ce n'est pas non plus 20%. Il y a plus d'abstentionnistes que de fascistes en France (résultats du 1er tour des élections présidentielles française de 2012)

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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 12:13

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Le cadeau.

 

Au rayon Beaux Livres, Alfred Hitchcock et François Truffaut font du ping-pong. De l'anecdote à la méthode de travail, ils parcourent sous forme d'interview l'ensemble de l'oeuvre de Hitchcock. Film par film, et chronologiquement, les deux maîtres échangent un dialogue riche et inimitable. Les photos en noir et blanc illustrent magnifiquement l'ouvrage, alors que les deux hommes étudient à la loupe le savoir faire cinématographique de Alfred.

 

A lire, avec ou sans les films... Même si avec, le hors champ prend tout son sens. Quoiqu'il arrive demain : ne pas oublier de regarder Dial M for Murder (Le crime était presque parfait), Vertigo (Sueurs froides), North by northwest (La mort aux trousses), Psycho (Psychose), The Birds (Les oiseaux), Marnie (Pas de printemps pour Marnie), etc.

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 10:10

L'observant avec plaisir pour la déroute offerte : réflexion ou divertissement?

 

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Premières impressions :

Jeudi 19 avril, vernissage de la triennale d'art contemporain,"Intense proximité" au Pakais de Tokyo.

 

L'entendement du titre : Pourquoi d'aussi diverses perspectives se réunissent dans un même lieu? C'est l'événement "triennale" où les œuvres se rassemblent en un point, "Ce sont des objets qui se retrouvent ensemble pour faire la fête" comme le dit si bien Philippe Katerine à propos de son exposition "Comme un ananas" aux Galerie Lafayette de Paris.Tout est alors permis à l'orphelinat.

 

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Les textures : c'est l'essence même de ce qui touche, abstraction faite de la forme. Les richesses : procédés,  matières, mises en scène font la part belle aux arts plastiques et graphiques. Mais sans aucun doute la texture, au delà du nom et de la forme, devient le point commun de toutes les propositions. C'est aussi la douleur qui souvent revient dans ces recherches multiples, assurément pensées, et trouvant enfin une reconnaissance... la cruauté demande combien d'étapes reste t'il avant le supermarché?

 

Les visages : lors d'une promenade au vernissage du Palais de Tokyo, il est délicat de s'attarder photographiquement sur les visages dans leur plus belles expressions de mise en représentation face à l'œuvre : l'incompréhension, le questionnement, l'indignation "moi aussi je peux le faire un rond au feutre en format A-6", le "ça je n'en veux pas chez moi", ou bien évidemment l'admiration incommensurable accompagnée de petits cris jouisseurs (liste non-exhaustive des réactions envisageables).  

 

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Le lieu : arrivée au niveau 0, l'espace, dans son immensité émouvante, est dédié à la création actuelle. Puis descendant -1, et enfin -2. Les vieilles pierres en l'état superposent plusieurs époques de travaux délabrés. La vieille salle de cinéma de la Cinémathèque/Femis, sa petite scène et sa salle en pente. Allant vers le bas, le lieu s'accapare du qualificatif "underground"... Quatre pianos à queue en libre service postés dans le hall devant la rampe de skate colorée, des grillages erigés contournables, la chappe de betton de guingois, "et pourquoi faire cela à Paris? C'est à Berlin que l'on fait ce genre de chose". Paris assume, mais c'est étrange le concept d'institutionnaliser l'alternatif, entre le musée d'Art Moderne et le musée de la mode.

 

N'étant pas dans un jeu vidéo, impossible d'aborder les niveaux de difficulté liés à chaque œuvre, et donc d’émettre de vilains jugements de valeur. L'émotion prévaut. A quelle heure est la visite guidée?

 

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Par OqoT.P. Coxypy - Publié dans : Articles
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