Poème saturnien
A la lecture de
Paul Verlaine
Ton baiser se pose sur ma joue, rêve réel.
Tu déglaces mon air, alors mon cœur s’éther
Lasse d’être seul, mon cœur sort puis épelle
En douceur, la clameur de ton nom de père,
Chaque lettre se syllabe, prend compte en place
De l’Archimède de mes pensées sentimentales.
Ton aura m’occupe l’idéal et terrasse
Mes décisions de volonté non carcérale.
La bise m’apporte tes paroles, et ton souffle
Se mêle à celui de la terre pour déclarer
Ton poème immense de sens et sons, aux moufles
De vers colorés, à la voix heureuse d’ivresse !
Or la mélancolie reste, là où sont narrés
Les sensations et les sentiments éveillant caresse.
Candice, in Néotense