Lorsque l’édifice tombe, non loin les diplomates
Fuyant leur fière patrie qui plaide échec et mat.
Personne pour ramasser les corps au sol ruinés
Les pierres témoignent assez, tombe diminuée,
Vestige de la cité enfouit dans les poches
Des savants exilés, à la main la sacoche.
Lorsque l’édifice tombe, les corps inanimés
Soldant sur terre leur compte, complices des terres minés,
Mille fois prévenu dans leur foi conditionnée :
Cela fut ignoré ! Y croyant de leur force
Sagement manipulé, par ce montre sous l’écorce.
Des corps à terre, des corps qui fuit, le temps encore
D’un infini, et vain de rompre le saint sort.
Condamné à périr par le sol ou par le
Ciel, lorsque l’édifice tombe, plus corps ne parle
Au lieu où danse la mort. Seul le feu envahit
Braisant en un essor où ils se sont haï.
Les marges et les frontières sont claires, large nudité
Reflète l’astre solaire, éclaire à satiété
La conscience des nomades, observe la cicatrice
Détache les barbelés restés dans la matrice.
Libérer la statue d’un modèle de fausseté !
L’édifice de l’Homme tue dans la feinte cruauté.
Candice, Banc de l’université de Rennes II, 15/10/05, Rencontres