Candice
EVES
Eves est un recueil de poèmes inspirés des soirées et des événements de la vie. Venu de mon vécu, Eves est le linceul de la vie dans ses forts instants. Thérapeutique du passé, sans nostalgie, les souvenirs se bousculent.
Peut-être certains s’y reconnaîtront… toutes ressemblances avec des personnes existantes est possible !
Les soirée de fête où l’on rencontre les nouvelles têtes, Eves est l’hommage aux amis, ceux qui de leur sourire familier permettent de garder le cœur en mouvement.
Eves pourrait prendre un sens religieux, tant le lien peut être fort, tant l’orgie peut faire place en ces moments de fête.
« To all tomorrow’s parties » The Velvet Underground & Nico
Rennes, le 30.01.2007
*
Magma
*
Au berceau, l’éducation
Musicale inconsciente
Le biberon au matin gît dans le couloir
*
Ils sont allongés à terre,
Ce n’est pas la guerre
Mais bien les substances qui se traînent de corps
En corps ! Encore mes yeux s’écarquillent, première fois !
*
Chut, le téléphone sonne !
Tout va bien pour pas que tu t’inquiètes, tout va bien !
Raccrocher. La musique
Reprend son soul, et la salle de bain investie
En extension de fête.
Des chansons créées juste après l’appendicite.
Chercher des champignons
L’art du son, on a paniqué sur le bateau ?
*
Paris, au jour de l’an
Dans les étages, l’un mix.
*
On l’a eu, cette satanée ! Au pari :
C’est une bouteille de whisky par personne !
C’était au temps du vin rouge à quatre heure,
L’époque des booms et de Jamiroquai !
On ne priait pas, et on mangeait peu.
Un soir, quatre à relever le défi.
Un l’a eue, une l’a vomie, une l’a eue,
Un l’a vomie ! A moitié réussi !
*
La pièce à déguisement
Regorge de fanfreluches pour tous les arrivants
Sans travestissement !
Certains ont pensé leur identité d’un soir
Au champagne le passé
L’an deux mille est arrivé, Supertramp résonne !
*
Une nuit, une destinée
Une matinée, un départ vers l’autre pays
Du fromage, fans de foot
En folie, les coffee
Puis la route du week-end.
*
Festival de l’est, commence
L’aventure, nourriture d’esprit et d’expérience
Marche sur le chemin de fer
Jusqu’à sa tente, les concerts continue le jour.
Dans la maison, que les parents ont déserté
On y fait des gâteaux,
Du lait, du tabac, des tisanes agrémentés !
Ils ont vidé des caves
Voisines pour arroser les amis de passage,
La console, La Hi-Fi
Sont devenues indispensables garnitures
Des soirées réussies.
Sur la route, le camping
Installés entre l’océan et la montagne
Réveillé par le rap
Des djembés sur la plage déferlent des sons le soir
*
Les anniversaires, et fêtes de terrasse, juillet
Au beau fixe, la scène libre
Electrique, et autour du feu dansent les guitares
La piscine à pas d’heure
*
Dans un champ de Maïs
Après le festival ! « A poils ! » criant pendant le show.
Un boucher embrassé.
*
Dans la rue c’est l’ivresse générale, de la joie
Pour tous, encore un verre
Dans la fameuse de la soif, bonjour et « bonjoir »
A tous les promeneurs !
Aucun taxi ni transport au premier janvier
Utilisant les pieds
*
Les soirées Slam en café
Les mots de toutes sortes et vitesse, et les poèmes.
*
Viens, cette colocation fait une fête, ces soirées
Majestueuses où l’un fait la fée lorsqu’il est fait !
Tout est bon à faire :
Les anniversaires, halloween, cuire un poulet,
Un barbecue, et déguise toi comme ton idole…
Viens voir caméléons et serpents en visites !
Trio organisé.
*
A la gloire régionale !
Errance aux transes musicales entre plusieurs halls,
Des sons, et un écriteau illuminé « bar »
*
Un concert chez le roi,
Un poète attendu
Accompagné d’un DJ hard-beat sur la scène.
Une re-rencontre hors du milieu professionnel,
De celui qui avait interrompu sa marche
Devant mon livre de bureau : William Blake.
Les loges du poète Saul,
Grâce à un tourneur épris pendant le show
*
Déguisés
(co-écrit avec Hugues)
Seul dans mon ivresse
Bourré comme une pauvresse
J’erre dans la détresse
Comme un Homme plein de faiblesse
Je me souviens de rien, Je suis saoul, c’est pas bien !
Je me souviens de tout, J’ai sept ans, je m’en fous !
Habillé en Sangokou
En costume rouge, prêt pour un coup
Je suis guerrier et dépravé
Anne de Bretagne m’a rejeté
Je suis Stelly, j’ai les cheveux bleus
Je fais plus caca-pipi au lit
J’ai sept ans perfu au whisky
L’ocarina c’est mon jeu
Je me souviens de rien, Je suis saoul, c’est pas bien !
Je me souviens de tout, J’ai sept ans, je m’en fous !
Eh dis moi Sangokou
Tonton Albator il est où ?
J’ai sept ans je suis perdue
Est ce qu’il est dans ton cul ?
Je suis complètement déf !
Et dis moi Paul Naref,
Mais elle est où ma sœur
Habillée power flower ?
Je me souviens de rien, Je suis saoul, c’est pas bien !
Je me souviens de tout, J’ai sept ans, je m’en fous !
Laissez moi prendre mes clés
Non, la voiture là, t’as plus le droit !
Allez… Je suis énervé !
Je veux rentrer me coucher !
*
Lors du cours de guitare ;
Comment presser les vinyles ? Et on lui fait croire
Qu’il a gaffé ! Alexandrie, Alexandra
Ne prend pas ta voiture !
Choisir la chambre des musiciens, une histoire
Avant de dormir, et remercie le, insulte !
On forme un cœur avec nos corps, et le troisième
Imagine faits et gestes.
*
Le punk primitif
A plusieurs reprises perpétue l’apothéose !
L’identité crée
Les paroles d’étrangers
Une mouette mazouté
Un singe, un lion, un ours
Enregistrant au garage repère, les compères
Promènent maintenant leur image dans les concerts.
En périple à l’orient,
En concours de charrues
En show au monde bizarre
*
« Alors j’étais à Nantes…
Au K’couye !… Le John Mac Byrne »
*
Neuf en camion vont de concert, et le poker
Aux bonbons en café
Du vieux pays, quelques verres et un jeu bulot
Plus tard, du son et l’or
Des bagarres enfantines, de chercher qui est gai
La route encore, tarot
Jusqu’à tard… alors vient la rupture Imprévue.
*
Les toilettes d’extérieur
Au bar du quartier, restaurant familial,
Virée nocturne, métro
En fuite vers le dixième :
Il est assis sur un passage piétons, et rouge
Est code vestimentaire !
L’énergie des matières
*
Sur la place du beau bourg,
Retrouve. Marchant vers le palais des thés, légers
Allons vers les cocktails
Glacés, dansant au mouvement de la musique
Des soirées emboîtés !
Irons nous à la Reine cette nuit, irons nous
Payer cette belle salope ?
Le restaurant est chic, canapés au sous sol
Eclairage tamisée !
Frayant au bar authentique du premier,
Blindé de corps ivres,
Que la brune soit à flot devant le groupe esclave
Reprises et compos, chants
Saouls, monde illuminé des lumières de Paris
Ils iront à la Reine !
Au café du quartier doucement se finit
Avant un dernier verre
Dernier calumet dans le sofa de fortune !
A la Reine, le prix fort
Majoré pour un DJ venu des étoiles
Des affaires du spectacle !
N’allant pas à la Reine, ni au bar de bouddha
Ils marchent longtemps en nuit
Pour retrouver brune et concert à l’authentique.
*
Le café noir de monde,
Les voisins blancs de vide !
Au bar, les dernières histoires macabres du pote
D’un pote ! Il a tué, folie, son père dans la nuit.
Elle ne sait pas ce type
Ainsi, elle découvre la famille et leurs joies
Du tard ! Il la voit, se cache dans le noir du monde,
Il a repris, malgré.
Il ne veut pas entrer,
Trop de monde, trop défoncé pour se faufiler
Dans les gens, entre eux
Mix et complicité
Il disparaît, et les verres se vident en un trait !
Elle sourit, fait le lien. Renversé sur leurs sacs
A main, le cocktail rhum !
La rue de nuit est éclairée par les ombres,
Nous marchons vers l’intérieur, vers le disparu
Reçus, quelques uns viennent
Délires en cuisine, thé
Et carte de crédit bien léchée, content de se voir
Propositions en salle.
*
Dans la même salle, plus tard,
A l’apéro ! Puis au bar, elles nous retrouvent.
Dansant déjà, Get back !
Dans le café noir de monde on ne rentre pas
Allant d’un pas certain
Sustenter nos estomacs dans un restaurant
Du centre ville, du sexe
En discussion, nous retournons danser en bière,
Puis un autre, bougnat !
Une nuit à cinq, parce que tenir debout n’est plus
De raison, nous rions
De tout et n’importe quoi, au brouillard des mots.
*
C’est sympathique, on danse
On chante lorsque la musique s’arrête, tout au fond
Du bar ! Concert classique
Et concert d’anniversaire manqués au profit
D’une soirée sympathique.
*
Rendez vous au Serpent !
Commençons l’apéritif en appartement.
Du vin et des olives,
Des potes et des bières, tous invités au Serpent
Ce soir, et sur le tard
Me souvenant d’un quart d’heure pour cinq heures de fête,
C’est un anniversaire
De monsieur BD honoré d’Andy Warhol.
Au Serpent, la musique
Et les gens, pas trop forte et la viande déjà saoule !
Les pas n’ont plus de poids !
Marchant tellement vite et lentement, parlant vite
Et d’amour, puis derrière
La cathédrale, conscients d’avoir perdu nos autres
Marchant sans perdre haleine,
Monter les quatre étages, déchausser puis danser
Corps déhanchés, tendre
Nuit, déchirés par les liquides ingurgités.
*
Il est nu maintenant
Il danse frénétiquement au milieu des autres
Le rock à nos oreilles
Dans les cocotes-minute les cocktails tout couleur
Les alcools concoctés
Elle met des paillettes bleues, du rouge dans les cheveux
Avec son cul, il marque
Les vitres de la véranda, buée s’en va !
Sur les résilles le slip
Sous les résilles le boxer, couettes anarchiques.
Ils dansent frénétiquement
Aux sons des percussions enregistrées, la soul,
Le rock’n roll, la pop
Tout y passe en music forte, les youcoulélés
Offerts, trônent aux épaules
Elle arrive tard, whiskey caché en cheminée.
Vol plané, sol glissant
Concours de rots à bière, surf planche à repasser
Vingt et une heure trente cinq
Cinq heure du mat, dans la profonde campagne bretonne
Elle me porte sur son dos
On les recouvre d’objets, couchés enlacés
On parle science-fiction
Fantastique, Iggy Pop, les collocs, ex-collocs
De l’œuf sur sa chemise
Des shampoings de bière où le fondant choco
Macère en couche au sol
De la sauce curry à disposition, un pneu
De vélo au plafond
Chaussures et vêtements dans le ruisseau du fossé
Des brettelles fascinantes
Des rires, des verres, des danses, belle et sale décadence
Des chants d’anniversaires
Discutant dans la baignoire, sans temps pour ce soir
Des rencontres et plaisances
Une pelle managée au hasard, déshabillé
Sur le départ, sourires
Dérisions de la musique, le sol dégueulasse
Un lanceur de canette
Vengeur, volant de la véranda au jardin
Quelques uns au billard
Et d’autres partout ! Le sommeil gagne serein,
Et cette odeur infâme
Au matin, et cette orgie géniale au souvenir.
*
Médité longtemps en léthargie, le cerveau
Tel une pierre, a fossilisé les instants d’art
Et de joie ! Souvenant alité à la vie,
Montant en névralgie dépassée, le caveau
Espéré si lointain et pourtant demain, par
Les chemins inconnus, les routes d’où l’on dévie
Encore les corps rappellent à l’i