Une voix si claire qu'elle rapelle celle de l'expérience.
Son explication du métier de traducteur, qui n'existe pas en France, est d'une limpide complexité. Il.
Il met en scène sa pensée... puis il exprime ses "ombres" poétiques qui l'habitent, ou le "peuplent" comme le témoigne l'universitaire Cécile qui le présente comme "le plus grand traducteur de russe" actuel en langue française.
Une connaissance référentielle et philosophique. Il en appelle régulièrement à sa position de traducteur "J'ai une oreille russe et j'écris en français".
Fier et pourtant humble. Il nomme sa collaboration avec Françoise Morvan, comme on pourrait l'identifier Shakti.
La mémoire, André passe les textes de ces poètes russes qu'il lit, et parfois traduit, qu'il raconte, qu'il mythifie.
Sa langue, magnificente intervenante, il l'ammène intertextuelle.
Et c'est agréable... de ne pas comprendre, et de ne pas culpabiliser.
S'ennuie t'elle?
"Non-appelante", concept de Dostoivsky : Dieu ne fera rien pour faire briller la lumière, seul l'Homme peut la faire briller.
Non, sa poésie n'est pas jolie, elle est intéressante, et le poète ou peut être mieux le traducteur, est mémoire, est rythme. Il a conservé les rythmes russes dans son écriture française. Ecrivez vous en russe? "Non, j'écris en français."