A Guerra
Sécure et armé il avance, le sang
Aux tempes, l’œil charmé du pur combattant.
Pas de secret, c'est fini, il sait qu'il tue!
Sacré dieu! Il sait que le Graal est bu.
Juste avant d'aller Guerroyer, l'enfant
Mourut déjà, des arts que l'épée fend.
Prit corps en lui comme une vocation, coeur
Croquant la vaine pomme: connaître mort et peur!
Sécure et armé il court inconscient
Vers la guerre, rare mais vrai, il a confiance.
Croire, plus que tout, Dieu le sait, il va vers,
Fierté aux yeux, combattre l'adversaire.
Encore corps à corps avec la mort, la vie
Résiste et tient l'or comme ressource ici.
...
Ressort du combat, larme triomphante
Et naît le débat post tabou, se plante
Le conflit pensé comme horreur, Oh peur!
Vois, recommencer le combat " Oh sœur,
Je ne veux pas y aller!" Vois, le soldat pleure.
Son père le pousse, les armes en mains " Tu meures
Quoi que tu fasses, tu y passes!" Et la mère
De ses larmes, a lu le récit des terres
Celui où le temps tue " L'Homme fait la guerre
Pour être plus fort, tant en espace pour faire
Sa place qu'en instant gagné sur la mort
A mal le mettant: l'ennemi à tort.
Quoi qu'on en dise, on en fasse, la guerre dure
Comme obligation, éteint la vie pure!"
Importance, mot n'a pas même sens pour tous
Sous l'aspect de sa force, tousse.
La porte de la paix comme enseigne, combat
Aussi! Mais ça plait ce conflit ou pas?
Douleurs provoquées au terrain, violence
Partagée, moquer le bel art du silence!
Pourquoi continue l'accélération,
Le processus du combat, modération
Aucune, est ce la vie qui veut ça? Répond!
La demande sévit sans savoir le fond
De cette affaire qui nourrit l'enfer sur
Terre! C'est à l'édit que le calme sussurre
Le message dédié aux victimes, murmure
Fébrilement, pieds à l'étrier, au fur
Et à mesure, si soudain la joie d'être
Libéré, amis d'une paix à paraître.
Quel est le réel de cette Histoire? Les
Médias, avec quel brio, vont charger les
Causes et délits, ce suspens dure, comme l'art
Que tout se finisse, de tenir à part
La vérité mise au secret de l'ar-
Gent! Qui paie la prise? Photo des gens, qui tard
Continuent de croire les bobards écrits
Montrés comme en foire! Pendant que l'Homme prie,
La guerre à distance tue, tue, tue encore!
Détruit sans conscience, accumule corps morts.
Candice,19/02/05, Téléperformance,
in Exutoire Poétique