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 Coxypy

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Entretien avec le projectionniste

Publié par OqoT.P. Coxypy sur 11 Août 2010, 11:52am

Catégories : #Articles

 

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Le projectionniste me reçoit dans son bureau en forme d’étoile, quatre machines projettent les films à l’affiche. Le lundi, il monte les bandes annonces et les publicités. Le mardi, il monte les films qu’il reçoit en pellicule ; il raccorde les bandes avec du scotch. Le mercredi, il démonte les films qui ne sont plus à l’affiche.

 

 Le bruit des machines qui projettent est grave et régulier. Un film se termine, le projectionniste reprend la pellicule qui a été enroulée  par le centre (début du film) vers l’extérieur (fin), la passe dans un long  circuit élaboré, devant la lentille, devant la cloche son, la pellicule ressort pour aller se ranger pour la projection suivante.

 

 Sur la pellicule, la bande-son est placé au niveau de la bande bleu, sur le coté. La bande-son est multipliée sur la pellicule en plusieurs formats.

 

 L’image en 35mm varie selon le type de pellicule (4/3, 16/9 dit scope).  Cette technologie n’a quasiment pas bougé depuis cent ans, même si elle a connu de nombreuses améliorations mécaniques. La venue prochainement de l’équipement tout numérique est un véritable coût pour les cinémas (les films en 3D peuvent être projetés uniquement en numérique). Ce changement menace la profession de projectionniste qui n’aura plus à gérer la pellicule.

  

 Le projectionniste fait plusieurs fois référence au film Cinéma Paradiso de Tornatore, pour expliquer la nature inflammable de la bobine, à présent recouverte d’une gélatine pour protéger la pellicule de la lampe qui dégage trois ou quatre milles watts.

 

 Il m’explique le fonctionnement de la croix de malte qui permet de ralentir (rapport de 1/4) le déroulement de la bobine lorsque la pellicule passe devant la lentille de projection. Ainsi une image est projetée deux fois pour éviter un scintillement,  une seconde à l’écran comprend alors 48 images.

 

 L’heure de la séance arrive, le projectionniste appuie sur start, vérifie la mise au point de l’image et la présence du son en salle.  Il me pose une colle en me demandant pourquoi la toile blanche de l’écran est percée de milliers de trou... pour le passage du son évidemment : les enceintes se situent derrière l’écran.

                                               

OqoT.P Coxypy, Rennes, le 08/08/10

 

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