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 Coxypy

Coxypy

Saine music

Publié par Candice sur 29 Janvier 2007, 11:28am

Catégories : #Articles

L’ETOILE

 

 

 

Il déhanche puis balance une sentence

 

Celle que tout le monde crie dans la salle

 

En même temps que lui sans patience

 

Excité par le son des musiciens

 

Qui jouent, luisant, plaisant, tout se cale

 

 

 

Il débite le rythme de tous ses riens

 

Tortillant tous ses mots, et son corps

 

Danse d’une seule énergie, devient

 

Le centre des attentions, dévale

 

La scène, les yeux de foule le dévore.

 

 

 

Il rit au soleil des spots, endort

 

De paroles, le rêve qu’ils sont venu

 

Voir ! L’extatique, tout nu, s’évapore.

 

 

 

Ils déballent leurs sensations comme un

 

Récit antique, connaissant la mue

 

De leur idole, priant à demain.

 

 

 

L’ATTENTE

 

 

 

Une file devant la bâtisse se forme.

 

Le ticket pour promener l’esprit

 

En main, glisse sous doigts, se déforme.

 

Il doit arriver, pour l’air repris

 

En cœur vers dix heures, sentence du rien.

 

 

 

Son engagement et leur décadence

 

Inspirés de ses errances, chanter

 

Encore ses mêmes mots cent fois. Défense

 

D’entrer dans les arrières de la scène

 

Hantées par son ombre déchantée.

 

 

 

Il erre, comme toujours, excité, l’air

 

De rien, il habille son corps de l’or

 

Crée pour lui, un vêtement clair.

 

 

 

Choyer de friandises prêtes, l’étoile

 

Brille avant même d’être en scène, l’étoile

 

Scintille de son absence même dehors.

 

 

 

L’HOTEL

 

 

 

Son : le cœur de la ville vrombissant,

 

Le silence n’existant plus, la nuit

 

Même continue ce bruit incessant

 

Les battements de cœurs, et des voix

 

Ils seront là ce soir devant lui.

 

 

 

Seul dans l’obscurité incomplète

 

Les flash et lumières de la ville souillent

 

Son apaisement, il se reflète

 

Alors, dans le miroir de son or

 

Brillant, allant honorer sa bouille.

 

 

 

Il dessine des traits, puis les emplit

 

De couleurs, dénotant de ce lieu

 

Anonyme en sa chambre, se séduit.

 

 

 

Sur le lit, sa chatte caresse ses yeux

 

Il s’attend à la sentir tendre

 

Elle repose, puis s’en approche au mieux.

 

 

 

LA ROUTE

 

 

 

Ils roulent depuis des heures, et tranquilles

 

Comme pierre n’amasse pas mousse, encore quittent

 

Une autre ville pour une autre ville !

 

Trouver le recueil nécessaire, paix

 

Et sérénité, mille et un sites.

 

 

 

Ils roulent depuis des heures, et le bus

 

Ne s’arrête que pour monter la scène.

 

Le sommeil est un transport, suce

 

L’essence des tournées et ce rêve

 

En déplacement qui vite les mènent.

 

 

 

Les paysages défilent tous le jour

 

Et la nuit, les cartes s’abattent

 

La sorcière réajuste ses atours.

 

 

 

Sa voix divine répète ses notes

 

En chœur parfois ils résonnent l’amour

 

Commun des chansons qui font leur cote.

 

 

 

L’USINE

 

 

 

Les disques se multiplient comme un art

 

Industriel, magie financée

 

Par le mécène, trouvé dans un bar

 

De la capitale. Et les machines

 

Déboîtent par mille le son fiancé.

 

 

 

Signé de plusieurs mains, le contrat

 

Coordonne tous les accords passés,

 

Les notes, les êtres et les chiffres à

 

L’appel de ceux qui sont mis en scène.

 

 

 

L’usine prépare le coût média

 

Distribué en transports sans sommeil

 

L’art se vend…

 

 

 

Le 02/12/06

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ROLLINGMAN 16/02/2007 15:52

coucou c'est hum..euh Rollingman,Très jolies images poètiques. J'aime beaucoup La Route