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 Coxypy

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Divine Sweet Dita

Publié par Candice sur 21 Juillet 2006, 10:45am

Catégories : #Divers

Dita s’inscrit dans l’air du temps : elle met en lumière le glamour, et l’aspect sexy encore parfois en dénie, au prétexte d’un tabou complexe et entretenu concernant la féminité. Elle ressemble aux stars de cinéma des années 40, 50, cette beauté se serait enfin déshabillée, brisant la glace de la femme fatale. Elle reste protégée par le papier glacé jusqu’à ce qu’elle performe : de la baigneuse dans un verre à Martini à la danseuse étoile sortant d’un poudrier géant, façon boite à musique, Dita crée son univers de paillettes, costumant ses personnages de perles cristal et couleur.

Est-ce la femme-objet ? Incarnation du désir venant hanté la psyché collective : la mise en scène de la beauté silencieuse impulse le fantasme pictural à l’imagination. L’art de l’image et de son sujet féminin, où les formes et les couleurs, rondes et éveillées, dessinent des reliefs la platitude de la page. Dita pose pour Marquis, Bizarre, Playboy, puis dernièrement, elle occupe une page dans la plus part des féminins et certains magasines musicaux.

Dita Von Teese, initialement Heather Sweet, est née le 28 septembre 1972 à Rochester, Michigan. Elle danse dès l’enfance, et vend de la lingerie à l’adolescence. Fasciné par les féminitude de l’âge d’or hollywoodien, elle garde aujourd’hui dans la construction de son image ce charme classique qu’elle lie élégamment avec la tradition du burlesque. Suivant l’exemple glamour des dames Lili St Cyr, Sally Rand et Gipsy Rose Lee, Dita a aussi développé durant ces années, une représentation fétichiste d’elle-même, s’inspirant de Bettie Page.

« Dès que j’ai eu l’âge légal, j’ai voulu enlever mes habits et être photographier en recréant les pin-up de l’époque ». Du spectacle au striptease en passant par la danse de charme, la définition de la performance de Dita, modèle et interprète, n’est pas clairement inscrit dans une case. Elle-même personnage créant des personnages, l’exposition de son érotisme est proposé dans ses stripteases, dans la presse et sur le net, ainsi que dans son livre, tout juste sorti à la fin de l’hiver 2006 : Burlesque and the Art of the Teese/Fetish and the art of the Teese (L’art du glamour, l’art du fétichisme). Dita dit : « Il n’y a rien de profond, juste un livre drôle avec de belles photos. J’ai dépoussiéré quelques personnages de l’histoire du burlesque, en racontant ma propre vie. »

En 1989, Dita rencontre Brian, alias Marilyn Manson, dans un magasin de fringues vintages de Santa Monica. Formant l’excellence du couple goth-glam, ils se marient en décembre 2005 (American Vogue), Dita collabore avec Vivienne Westwood pour mettre en pli sa robe de mariée violette en soie et taffetas. La créatrice de mode décrit Dita comme : « une allumeuse spirituelle (mind-boggling), avec le plus petit tour taille, comme un dessin de conte de fées, comme Blanche Neige. ». Quant à la création de sa robe, Dita dit : « Nous n’étions pas d’accord dans un premier temps. Je savais vraiment comment je voulais que la robe soit, et j’ai du être très ferme. ».

En lien avec le monde de la mode, la « super héroïne du burlesque » (in Vanity Fair), reçoit des présents de Jean Paul Gauthier, pose pour le dessinateur David Downton, fait fantasmer tous types d’hommes et de femmes. Représentante du Glamour old school, Dita remet en scène la lingerie ancienne, ses formes féminines en pleine maturité, elle habilite une certaine classe au divertissement de genre ; danseuse, femme de spectacle érotique, mais aussi actrice ; elle interprète le rôle de Gala en 2005 dans The Death of Salvador Dalí, écrit et dirigé par Delaney Bishop (Dali Freud Film).

Certains diront exhibitionniste, d’autres regarderont l’élégance de son dépouillement, De ses spectacle, on entend : « Elle contrôle la scène comme aucune autre et attire l’attention de tous les hommes dans la pièce, remerciant du regard et de son attitude coquette… En poussant la fantaisie avec des habillements élaborés, des numéros de danses chaloupées et les nus picturaux qui montrent une peau d’ivoire et une grosse poitrine, elle n’a pas besoin de prouver pourquoi elle est au top. Elle est si séduisante que nous hésitons à aller voir ses spectacles de peur de devenir accro. »

Dita s’entoure, et bien, de photographes captant sa lumière extérieure ; de sublimes costumes mise en scène par un modèle original, tant dans son rôle de néo vamp que dans son visage peu commun parmi les étoiles. Maîtresse de l’illusion glamour et de rêves anciens, elle pratique la magie de la féminité dans un style en renaissance : les fascinantes femmes fatales de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, et les pin-up de la seconde guerre. Sa silhouette promène au pays de l’érotisme, dans un voyage sensuel et esthétique, où même le too much et le fétichisme s’insèrent dans la douceur de Dita.

           

SOURCES

 

Burlesque and the Art of the Teese/Fetish and the art of the Teese, Dita Von teese & Bronwyn Garrity, Reganbooks edition, Mars 2006 (272 pages) ‘Burlesque and the Art of the Teese’ by Dita von Teese (HarperCollins) is available for £14.99 plus £1.25 p&p from Telegraph Books (0870-428 4112)

L’art du glamour, l’art du fétichisme, Dita Von Teese& Bronwyn Garrity, éditions Hugo et Compagnie, Février 2006 (224 pages)

www.dalimovie.com ; www.telegraph.co.uk/fashion ; www.oxfordstudent.com ; www.mtv.com ; www.askmen.com ; www.agoravox.fr ; www.amazon.fr

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