Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 Coxypy

Coxypy

3è SLAM national 2006

Publié par Candice sur 11 Juillet 2006, 14:03pm

Catégories : #Articles

             Vendredi 19 et samedi 20 mai 2006, le troisième grand slam national prend place au Lieu Unique de Nantes (www.lelieuunique.com, 02.40.12.14.34) organisé par la fédération française de Slam Poésie (www.ffdsp.com, 01.42.06.92.08).   

            Brice m’a proposé de dormir chez sa mère, avec sa femme Laura et quelques autres supporters de l’équipe de Rennes. Nous prenons la route vers 12h30, le 19 mai, avec Kévin, Aurélie et une de ses potes. Nous roulons jusqu’à Nantes, garons la voiture à l’entrée de la ville, puis prenons le tramway jusqu’à la station Duchesse Anne, qui se situe à quelques mètres du Lieu Unique.  

             « Le point qui aura le plus d’importance c’est la poésie ! »   

            Lorsque nous arrivons, les primaires sont entrain de faire le show dans l’amphithéâtre du Grand Atelier. De 14h à 15h30, quatres équipes de quatre élèves de 6 à 12 ans participent selon les règles du tournoi. Ce sont des élèves de Nantère, Nates (école Ange Guépin), Bobigny et la Ferté-sous -Jouarre qui se rencontrent en vue de remporter le trophée du cycle 1 du deuxième slam interscolaire. Les mômes y vont à fond, sans inhibitions, soutenus par leurs classes et leurs instituteurs. Un excellent poème collectif, intitulé «  la Machine  » fait un effet monstre dans les rangs du Grand Atelier. C’est l’équipe de Bobigny qui l’emporte. C’est sûrement dans cette ville, Bobigny, qu’aura lieu le quatrième grand slam national en 2007.  

Ensuite, c’est au tour des Collèges et Lycées où six équipes de quatres élèves participent selon les règles du tournoi. Venus de Bastia, Paris, L’Aigle, Haute-Goulaine, Bouaye et Brie-Comte-Robert, les adolescents se rencontrent en vue de remporter le trophée du cycle 2 du 2ème slam de poésie interscolaire. Jusqu’à 17h30, les jeunes déposent leurs messages d’espoir dans les oreilles du public.   

Soixante-quatre poètes sélectionnés sont à Nantes pour déclamer leurs textes dans le micro devant un public réactif. Le principe est identique à l’année précédente, ajoutant deux lieux de performance lors des quarts de finale : le bar et la salle de musique. C’est dans cette dernière que Pilote le Hot adresse un mot de bienvenue au Poètes.   

En compétition, seize équipes de quatre poètes « sélectionnés par un jury populaire dans les lieux où se déroulent régulièrement les rencontres de slam poésie » :   

-         La Dibiterie de Bordeaux   

-         Le Petit Carlton de Cannes   

-         Le Théâtre 95 de Cergy-Pontoise  

-         Les Régates de Clermont-Ferrand 

-         La Tongue de Lorient   

-         La Pleine Lune de Montpellier 

-         La salle Daniel Ferry de Nanterre 

-         Le Lieu Unique de Nantes  

-         La médiathèque Cathédrale de Reims  

-         L’Elsa Popping de Rennes   

-         Le Foyer Léo Lagrange de Tourville 

-         Le médiamix 3 (Mix’Cité) de Troyes 

-         Une équipe de Strasbourg   

-         Le Chéri(e) café de Paris   

-         Le Gobe Lune de Paris  

-         L’Atelier de Paris  

            Les tours éliminatoires, l’attente entre les rounds, des poèmes, des poèmes, des poèmes, enfin des mots qui coulent, qui fusent, dévalés dans tous les sens. Lors de la finale individuelle le vendredi soir, c’est Victor qui l’emporte avec d’excellents calembours, juste derrière lui BigTeuteuil de Rennes (la vie sexuel de l’homme, le pirate) et Mat de Troyes (le troisième sexe).  

Le lendemain, dés 14h30, une scène est installée Place du Change dans le centre ville de Nantes. Boy Scout anime le défilé des poètes, sélectionnés ou non, le passage est à l’inscription. La pluie commence, la scène n’est pas couverte. Je me déplace avec Kévin vers la Fnac , Place de Commerce, où se trouve une seconde scène dans la ville. Des Poètes slament au Forum de la Fnac. En sortant, je croise deux poètes de l’équipe de Troyes, je me présente comme troyenne d’origine (enfin presque), Guillaume, l’un d’eux, sort avec Laure, une copine rencontré par le biais d’Aurélie, etc. Nous les suivons pour rejoindre l’espace Cosmopolis, 18 rue Scribe. Petite visite de Nantes, l’idée est plaisante de se balader en ville à la recherche de l’événement poétique. Enfin, nous arrivons, en s’installant discrètement dans l’arène : les duels de Haïku sont commencés.   

Le concept est le suivant, un gong retentit d’un bol musical, les gens crient et applaudissent, un second gong retentit, le public fait silence. Une moitié de scène rouge, une moitié non rouge, c’est à dire blanche. Deux tiges – une pour les boules rouges, une pour les boules non rouges – sortant du pantalon de Pilot, permettent de comptabiliser les points : le premiers qui a trois boules enfilées sur la tige a gagné. Les inscrits s’affrontent en duel de Haïku, l’un après l’autres il récitent, ou inventent des haïkus, après avoir obtenu une couleur à chifoumi, ou « honneur aux dames ». Portant un bandeau de couleur rouge ou blanc, les poètes se donnent dans un spectacle, certains extravagants de clichés extrèmorientaux – position de Kung-Fu, pieds nus, le bandeau sur les yeux – d’autres tout à fait stoïques.   

La pression monte petit à petit, certains poètes déconcentrent leur adversaire par un haïku comique, ou trivial. D’autres poètes prennent un temps de concentration devant le micro afin de composer leur haïku en direct. Le jry est composé de trois personnes qui lèvent un bâton, ou rouge ou non rouge, selon le haïku qu’ils ont préféré. C’est Bigteuteuil qui l’emporte, dans une attitude japonaise, il a crée sur place, et a gagné : un kit kat et trois boules rouges !  

Pour tout dire, en revenant vers le lieu unique, j’ai pris une prune de 35 euros pour m’être garer sur un « trottoir » cours Kennedy. C’est dégueulasse, dans la mesure où je n’ai vu aucune interdiction de stationner. Ahahha ! Ahah !   

Les demi-finales se passent au Lieu Unique de 18h30 à 22h dans le grand atelier avec : 

-         Le Petit Carlton de Cannes   

-         Les Régates de Clermont-Ferrand  

-         L’Elsa Popping de Rennes   

-         La salle Daniel Ferry de Nanterre 

-         Le Lieu Unique de Nantes   

-         Le Chéri(e) café de Paris   

-         Le Gobe Lune de Paris   

-         L’Atelier de Paris  

               Les textes s’enchaînent et ne se ressemblent pas : la voix, la tonalité, l’intensité, le sujet, le mouvement du corps, l’importance du thème… C’est varié, de la tragédie réaliste, au coup de gueule, en passant par le comique, le texte rap, et les poèmes en équipe quasi théâtraux, etc. Les animateurs se relaient, puis se rejoignent pour la finale, où les équipes sélectionnées sont :

        Le Chéri(e) café de Paris 

-         Le Gobe Lune de Paris   

-         L’Atelier de Paris   

-         L’Elsa Popping de Rennes   

Une petite heure d’attente dans le café du Lieu Unique. J’en profite pour aller demander une affiche de l’événement. C’est à ce moment que j’apprends que le grand atelier contient plus de 500 places, et qu’ils en ont déjà revendu une cinquantaine, de personnes qui ont quitté le show entre la demi finale et la finale. Le type de la billetterie refuse six personnes devant moi. « Nous n’avons plus d’affiches en bas… » il me file une affiché dans son bureau. Cool !   

La finale se déroule dans une ambiance de tonnerre, applaudissement, cris d’encouragement, essayant d’influencer les juges, alors moins généreux qu’en demi-finale. C’est l’équipe de Rennes de l’Elsa Popping qui l’emporte : Bigteuteuil, Youn, Claraloum et Luciole gagnent la finale par équipe ! Tous les poètes se retrouvent sur scène pour saluer le public. L’un des présentateur invite à se retrouver dehors pour une session slam, celle ci s’organise d’elle même, les poètes montent à tour de rôle dans l’escalier pour déclamer leurs textes. A l’intérieur, les djs font danser les âmes saoules et heureuses, le bar est blindé !   

Nous rentrons vers Rennes le soir même, Xamax nous lit quelques uns de ces poèmes en alexandrins à la lumière d’un pile électrique. Rennes : champion de France de Slam poésie pour l’année 2006.    

Le 22 mai 2006, Rennes. 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article