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 Coxypy

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Slam à Rennes, printemps des poètes 2006

Publié par Candice sur 11 Juillet 2006, 14:01pm

Catégories : #Articles

           Le Slam à Rennes explose au mois de mars 2006. Brice, alias Boyscout me contacte pour me proposer d’aller poser des affiches. Le jeudi 2 mars, on se retrouve place St Anne. Toute l’après midi, nous collons 146 affiches pour le prochain Slam sur les murs d’affichage, sur les vitrines et dans les toilettes des cafés. Nous distribuons des flyers à la station République. Je lui présente Loïc, le barman du Funky Monkey ; après quelques mots d’explications conceptuelles et de négoces organisationnelles, nous fixons un rendez-vous au mardi suivant. Loïc souhaite consulter son avocat, et nous viendrons avec des poètes afin d’échanger les avis.

             Le mardi 7, je rejoins Brice au magasin Spootnic – objets et vêtements fashion – où Brice discute la possibilité de faire une scène Slam dans la cours intérieure qui mène au magasin. La négoce se situe au niveau de pins à l’effigie du petit bonhomme slam en échange de l’organisation de l’événement. L’exception culturelle étant 1 poème dit = 1 verre offert, dans le cas d’une scène au Spootnic, cela serait 1 poème dit = 1 pins offert. Brice me raconter son taf, il tend à faire du Slam une activité à temps complet. Il réunit actuellement des textes de slameurs afin de réaliser une anthologie du 2ème grand Slam national de l’année dernière. Il voudrait amener le cinquième grand Slam national à Rennes en 2008. L’association Slam Zone Ouest devient Slam connexion ! Pour la rencontre au Funky Monkey, où Brice projette d’ouvrir une nouvelle scène, il a contacté donc Luciole et Zédesse ; Loïc souhaite rencontrer des poètes. Nous les retrouvons, puis Loïc nous rejoint. Il semble y avoir possibilité.

             Le soir, la Slam session à l’Atelier de l’Artiste présente salles combles. Brice est interviewé par TV Rennes, et il est plutôt difficile de tenir sous la tonnelle où est mis en place la scène. Le deuxième round commence. De nouveaux poètes ? Pas vraiment, ceux de cette année. Des applaudissements, des styles copiés, des mots s’envolant. Je reprends quelques affiches à la fin du show – deux sets seulement pour cause de voisinage – et quelques flyers à déposer dans les jours qui viennent : sept dates sont annoncées pour le mois de mars dont la sélection de l’équipe officielle de Rennes pour le grand Slam national 2006.   

             Scène au Bar le Chantier, le 9 mars, bas de la place des Lices, animée par G, entrée libre. Je viens avec Jo, le batteur avec qui je joue de la musique. Dix heures passées. Le café est pile rempli. Je retrouve Brice. Tout va bien. C’est la première scène de G en tant qu’animateur, le poète qui slame le fast-food dans une angoisse comique. Des slameurs se mettent en scène, c’est le deuxième round, un bon cru. C’est l’heure de la « Merdothèque » de Nelson, plusieurs voix reprennent le refrain « c’est la merdothèque, la merdothèque ». Puis « L’anpe » de Boy qu’il me dédicace. Merci Brice, bien le squatte imaginé à l’anpe ! Tourne tranquille, les mots défilent d’un poète à l’autre, comme à l’heure de gloire populaire. Pause. Jo s’inscrit au troisième set auprès de G. Brice fait une interview pour le journal Ouest France, où le slam va être publicisé. Bonsoir Olivier, occupé à distribuer des flyers pour sa scène du 14 mars, je lui file le programme du mois en échange. Salut G, inscrivant les slameurs du round suivant. Une bière. Un mec au bar me reconnaît, on s’est croisé dans la loge de Saul Williams, je le confonds puis le resitue. Le filmiste m’explique que Saul n’a pas répondu à ses plusieurs emails. Je me souviens, il avait pour projet de réaliser un documentaire sur le poète. Un appel à Tanax, qui va restée tranquille chez elle. Le troisième round est ouvert, des meufs, des mecs. Jo se lance avec « Le Dormeur du Val », G remercie le gars au chapeau et Rimbaud. Des mots à Rennes ! Encore des sens. Un public respectueux, ne recouvrant pas de sa voix le micro poétique… Sauf pour certains refrains repris par plaisir ou fanatisme. Le bar se comble de peuple. Bientôt l’heure d’aller danser la Salsa au Boca Chica.

             Des percussions à Rennes, jeudi soir, une faune conquière les places St Michel et St Anne, liée par la rue de la Soif , des rythmes venus des villes, des poubelles pour tam-tam, et les bouteilles se vidant, de main en main, évident, des jeunes, exclusif, l’hebdonight étudiante. 

             Désormais, une scène slam est installée au Funky Monkey (rue St Mélaine), le premier et le troisième mardi du mois. C’est à ce rendez vous que je découvre l’équipe qui représentera Rennes au grand slam national. Lors des sélection, j’étais arrivée trop tard pour entrer dans l’Elsa Popping, et donc difficile d’assister au show, tellement la salle était comble. Le Funky Monkey est un lieu agréable pour le slam

 

 

 

 

 

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