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 Coxypy

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Bruits du monde : samedi

Publié par Candice sur 11 Juillet 2006, 13:34pm

Catégories : #Articles

LES BRUITS DU MONDE : RENCONTRES POETIQUES  

 

A la Villa Beauséjour - Maison de la Poésie de Rennes

 du 30/09/05 au 02/10/05  

 

Avec le partenariat de La Péniche Spectacle

(amarrée Quai Villa Beauséjour)

Avec le soutien de la Ville de Rennes

du Ministère de la Culture et de la Communication

du Centre National du Livre

et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne

Samedi 1er Octobre 2005  

 

11h-12h : « Ariane lit à toute vitesse sur un bateau » - Péniche-Spectacle

 Lecture de La Belle Vitesse par ARIANE DREYFUS pour petits et grands.

 14h45 : MORWENNA  tourne la manivelle… 

 15h00 : Lecture au jardin ERIC BROGNIET

 16h00 : Performance sur l’eau JOHN GIORNO – Péniche-Spectacle

 17h00 : Lecture au jardin LUIS MIZON

 18h00 : Rencontre-lecture sur l’eau – Péniche-Spectacle

              SEYHMUS DAGTEKIN et PATRICIA NOLAN

 20h30 : « Tout l’Espoir n’est pas de trop »  -Péniche-Spectacle Récital - Poèmes du monde mis en musique et chanté par BERNARD ASCAL Accompagné de Jérome Lefebvre ( guitare) et Gaël Ascal ( contrebasse) (durée : 1h30 / tarif :   3 euros )

         Vers 11h15, Ariane Dreyfus a commencé sa « lecture à toute vitesse sur un bateau », j’entre dans la péniche spectacle et sa voix me saisit d’émotion, douce et tendre, elle explique comment ses poèmes sont venus au monde puis enchaîne sans intermède le poème en lui même, dur et tragique, sa voix emporte comme un flot tranquille et réfléchi. Son attitude femme enfant ne laisse pas du tout transparaître ses 47 ans.

 

        « …Anne fait la roue.

Paul fait la roue.

Pas deux pareilles.

 

 La fourchette au-dessus des pâtes.

Mais lui, ailleurs, Paul bavarde

 […]

Un coussin devant,

Un coussin derrière,

Paul grossit.

[…]

Paul n’a plus besoin de nous

 pour attraper le sel.

Ne saute pas de joie, sourit.

[…]

 C’est rare de voir Anne marcher

Parce qu’elle gambade. 

 

Pour Paul, les plus grands pro-

Jets, c’est cinq minutes avant de se cou-

Cher.

[…]

‘‘Madame, je vous aime. Voulez-

Vous être ma maman ?’’ 

Anne 

 

Chanter, je n’oserai pas. » 

 

La belle vitesse, Ariane Dreyfus (édition le dé bleu, 2002) 

 

Viviana et deux de ses amis viennent faire les quatre repas du week end, qu’entre vingt et trente personnes prendront sous deux grandes tonnelles blanche. Eleveurs habitant à une trentaine de kilomètres de Rennes, ils cuisinent bio, des repas en marmite. Les attablées parlent par rencontres voulues ou de hasard. Les poètes ne sont pas tant sauvages, ils répondent présent aux questions sur leurs écrits, et sur leur vie d’auteur.

Entre chaque lecture, Morwéna anime la place avec son orgue de barbarie et des textes typiques, choisis par ses soins. Les classiques de musique populaire française résonne dans le lieu comme un air connu. Elle met à disposition des livrets de paroles, pour que les gens, public et poètes, viennent chanter avec elle les valses et autres thèmes.

Vers 15h, la lecture d’Eric Brogniet commence sur le gazon de la maison. Les chaises

et transats se remplissent. Je vois en direct de la cafet’ où nous proposons au public : du thé, du café, des madeleines, du Breitz cola, du jus d’orange pour 50 cents.  

 

« …Et la lumière est noire

Des jeunes années

Sur les gazons ensoleillés

Où tremble comme un feuillage

Dans l’azur l’éclat d’un astre blanc

Plein de trouble et d’un amour grandi 

 

Alors sur l’herbe brûlée

Qui se souvient de l’eau

Et des douceurs moussues

Neigent aussi, soleils imprévisibles,

De blancs papillons et l’impérieux désir

Où la vie recompose ses verdeurs 

 

L’air où rien ne remue

Voile de lavandes

Troué d’étoiles odorantes

Sur les épaules des blessures

Plus sombre sur nos chairs

La gravité d’une lèvre en suspens

 

Le soleil de magnésie

Blanche chaleur au bord du soir

Et de la soif infinie

Solitude ô ma présente

Qui repousse le front du nocturne

Dans les sables arasés de lumière

[…]

Ma palmeraie, ô mon jardin de jade

Où bruit sur le soir

Le feuillage qui rafraîchit

 Nos lèvres sont habitées

 

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